Le rôle des leaders religieux dans le prévention de l’incitation aux crimes d’atrocité

 

Adama Dieng, Conseiller spécial pour la  prévention du génocide (Photo ONU/Rick Bajornas)

Adama Dieng, Conseiller spécial pour la
prévention du génocide
(Photo ONU/Rick Bajornas)

Le Bureau des Nations Unies pour la Prévention du Génocide, le Centre international Roi Abdullah Ben Abdelaziz pour le dialogue interreligieux et interculturel (KAICIID) et la Délégation Interministérielle aux Droits de l’Homme (DIDH) Maroc, organisent une conférence sur le rôle des leaders religieux dans le prévention de l’incitation aux crimes d’atrocité, du 23 au 24 avril à Fès. Cette conférence est organisée avec l’appui de la Rabita Mohammadia des Ulamas au Maroc.

Les participants à la conférence discuteront le rôle des leaders religieux et des organisations confessionnelles dans la prévention des crimes d’atrocité, en d’autres termes le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité.

« La prévention des tensions religieuses et de l’intolérance nécessite l’implication de tous les secteurs de la société, » a noté Adama Dieng, Conseiller spécial des Nations Unies pour la prévention du génocide. « Cependant, les leaders religieux peuvent jouer un rôle spécifique et critique. Compte tenu de l’influence profonde qu’ils ont sur leurs adeptes, au niveau de la communauté et aux niveaux national et international, les chefs religieux peuvent et doivent jouer un rôle dans la prévention, l’atténuation et la résolution des tensions et des conflits entre les personnes de différentes confessions. En agissant ainsi, ils peuvent aider à prévenir la violence qui pourrait conduire à des crimes d’atrocité ».

Le Secrétaire général du KAICIID Faisal Bin Mouammar a déclaré:“Au KAICIID nous rejetons complètement l’utilisation abusive de la religion pour justifier la violence. Les leaders religieux ont un rôle influent à jouer dans la lutte contre l’abus de la religion, et nous les encourageons à s’exprimer fermement et rapidement contre la violence – et contre les discours de haine. Leurs voix puissantes peuvent faire clairement comprendre qu’il n’y a aucune justification pour la violence comme réponse à l’incitation à la haine.

Les leaders religieux sont des leaders dans leurs communautés : ils ont la responsabilité de protéger les personnes qu’ils servent. Surtout dans les sociétés où les tensions entre communautés menacent de causer de la violence. Le dialogue et la coopération entre les leaders religieux de toutes les communautés concernées est crucial dans la prévention des effusions de sang « .

De son côté, M. Mahjoub El Haiba, Délégué Interministériel aux droits de l’Homme estime que «la montée des replis soit au nom de la religion ou de l’appartenance nationale ou ethnique, et la propagation de la mono-culture résultant de certains aspects négatifs de la mondialisation, et l’abus d’usage des technologies modernes de la communication et des médias, sont des facteurs qui ont contribué à nourrir le discours de la haine, de la violence et de la discrimination. Au lieu de vivre dans des sociétés tolérantes où règnent les droits humains, la démocratie et le pluralisme, nous nous retrouvons face à une situation dans laquelle l’incitation à la haine, la violence et le terrorisme est exercée à grande échelle, ou les valeurs humaines fondamentales sont bafouées. »

Pour sa part,  M. Ahmed Abbadi, Secrétaire Général de la Rabita Mohammadia des Oulémas au Maroc affirme que : »le démantèlement du discours de la haine, de la violence et de la discrimination fondé sur la religion, commence par la révision des interprétations dans les diverses religions à la lumière de leur dénominateur commun à savoir la volonté de faire procurer le bonheur à tout le monde dans l’immédiat et à long terme et le renforcement des capacités des leaders religieux en vue d’une meilleure appropriation des valeurs humaines et dont l’impact serai directement visible dans la réalité ». Lire la suite

Célébration de la Journée internationale de la femme 2015

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A l’occasion de la Journée internationale de la femme, le Centre d’Information des Nations Unies pour le Maroc et le Bureau d’ONU Femmes pour le Maghreb ont organisé le 13 mars 2015 des sessions de briefing au profit de 100 élèves du Collège de l’Institut Blaise Pascal à Rabat.

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Cette activité a porté sur la thématique de l’égalité Hommes-Femmes et les actions menées par l’ONU pour la protection des droits humains des femmes dans le monde tout en motivant les jeunes de sexe masculin à agir dans le cadre de la campagne en ligne HeForShe, pour mettre fin à toutes les formes de discrimination auxquelles les femmes et les filles sont confrontées.

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HeForShe est un mouvement de solidarité en faveur de l’égalité des sexes mis en place par ONU Femmes pour encourager les hommes et les garçons à militer pour les femmes et les filles et à soutenir le changement en faveur de l’égalité des sexes et des droits des femmes. La campagne incite les hommes et les garçons à s’exprimer et à agir contre les inégalités subies par les femmes et les filles.

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L’objectif général de la campagne consiste à accroître la sensibilisation et à encourager les actions sur la responsabilité des hommes et des garçons dans l’élimination de toutes les formes de discrimination contre les femmes et de toutes les formes de violence contre les femmes et les filles.

خبير الامم المتحدة حول الحرية الدينية يقوم بأول زيارة رسمية إلى لبنان

سوف يقوم المقرر الخاص للأمم المتحدة هاينر بيليفيلدت بأوّل زيارة له إلى لبنان من 23 مارس إلى 2 أبريل عام 2015 لجمع المعلومات وتقييم حرية الدين أو المعتقد في البلاد.

« إنّني حريص على معرفة المزيد عن التعايش بين مختلف الطوائف الدينية أو المعتقدات في لبنان والعثور على أمثلة إيجابية »، قال السيد بيليفيلدت. وأضاف « ستكون هذه الزيارة أيضاً فرصة بالنسبة لي لتقييم حرية الدين أو المعتقد للاجئين والمهاجرين. »

إنّ عمل المقرر الخاص، بحسب التكليف الصادر عن مجلس حقوق الإنسان في الأمم المتحدة، يتطلب منه أيضا تحديد العقبات القائمة والناشئة  فيما يخصّ يالتمتع بالحق في حرية الدين أو المعتقد وتقديم توصيات محددة للتغلب عليها.

وخلال هذه الزيارة التي ستستمرّ مدّة أحد عشر يوما، سيلتقي السيد بيليفيلدت مع مختلف المسؤولين الحكوميين، وممثلي الطوائف الدينية أو المعتقدات، بما في ذلك اللاجئين ومنظمات المجتمع المدني والأمم المتحدة.

كما سيقوم الخبير بمشاركة النتائج الأولية  لزيارته مع وسائل الإعلام خلال مؤتمر صحفي في 2 أبريل عام 2015، في تمام الساعة 11:00 في قاعة المؤتمرات « سيدرز » في فندق راديسون بلو مارتينز، شارع فينيقيا، عين المريسة، بيروت. تق

 

عقب زيارته، سوف يقدم المقرر الخاص تقريرا يتضمن استنتاجاته وتوصياته إلى مجلس حقوق الإنسان في الأمم المتحدة في دورة مقبلة في عام 2016.

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في أغطس/آب 2010، اضطلع السيد هاينر بيالفالدت Mr. Heiner Bielefeldt بولايته كالمقرر الخاص المعني بحرية الدين أو المعتقد. السيد بيالفالدت أستاذ في حقوق الإنسان وسياسة حقوق الإنسان في جامعة إرلانغن- نورنبرغ في ألمانيا. وبين عامي 2003 و2009، كان مدير المؤسسة الوطنية الألمانية لحقوق الإنسان. تشمل اهتماماته البحثية جوانب عديدة متعددة الاختصاصات في نظرية حقوق الإنسان وتطبيقاتها، مع التركيز على حرية الدين أو المعتقد.

لمزيد من المعلومات بشأن الولاية، نرجو زيارة الموقع:

http://www.ohchr.org/EN/Issues/FreedomReligion/Pages/FreedomReligionIndex.aspx

إنّ المقررون الخاصون هم جزء مما يعرف باسم الإجراءات الخاصة لمجلس حقوق الإنسان.والإجراءات خاصة، التي هي أكبر هيئة من الخبراء المستقلين في نظام حقوق الإنسان في الأمم المتحدة، هو اسم عام يُطلق على آليات مستقلة لتقصي الحقائق والرصد للمجلس التي تعالج إما حالات قطرية محددة أو قضايا موضوعية في جميع أنحاء العالم. يعمل خبراء الإجراءات الخاصة على أساس طوعي. هم ليسوا من موظفي الأمم المتحدة ولا يتقاضون راتبا لعملهم. وهم مستقلون من أية حكومة أو منظمة ويعملون بصفتهم الفردية.

لمزيد من المعلومات الرجاء الإضطلاع على نشرة إلكترونيّة حول حريّة الدين أو المعتقد – 25 سنة من العمل من قبل المقرّرين الخاصيّن الأربعة التابعين للأمم المتّحدة

http://www.ohchr.org/Documents/Issues/Religion/RapporteursDigestFreedomReligionBelief.pdf

إقرأ الإعلان العالمي بشأن القضاء على جميع أشكال التعصب والتمييز القائمين على أساس الدين أو المعتقد على الرابط الآتي:

http://www.ohchr.org/EN/ProfessionalInterest/Pages/ReligionOrBelief.aspx

الصفحة الإلكترونيّة لمفوّضيّة الأمم المتّحدة السامية لحقوق الإنسان – المكتب في لبنان:

http://www.ohchr.org/EN/Countries/MENARegion/Pages/LBIndex.aspx

لمزيد من المعلومات أو لترتيب المقابلات الإعلاميّة الرجاء الإتّصال:

في بيروت، خلال الزيارة: السيّدة جسّي شاهين 0096170119102 jchahine@ohchr.org

في جينيفا قبل وبعد الزيارة: السيّدة شيان يو ليم 0041229289310 clim@ohchr.org

أو توجيه رسالة على العنوان الآتي freedomofreligion@ohchr.org

للمعلومات الصحفية بخصوص خبراء الأمم المتحدة لحقوق الإنسان

خافير سيلايا – وحدة الإعلام (+ 41 22 917 9383 / xcelaya@ohchr.org)  

حقوق الإنسان في الأمم المتحدة، تابعونا على وسائط الإعلام الاجتماعية:

L’EIIL pourrait avoir commis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un génocide, selon un rapport de l’ONU

Des enfant iraquiens dans un camp de déplacés ayant fui l’Etat islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Photo MANUI

Des enfant iraquiens dans un camp de déplacés ayant fui l’Etat islamique d’Iraq et du Levant (EIIL). Photo MANUI

L’État islamique d’Iraq et du Levant (EIIL) pourrait avoir commis les trois crimes internationaux les plus graves, c’est-à-dire des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et un génocide, selon un rapport publié jeudi par le Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’homme (HCDH).

Le rapport, qui a été compilé par une équipe d’enquête envoyée dans la région par le HCDH à la fin de l’année dernière, s’appuie sur des entretiens approfondis auprès de plus de 100 personnes qui ont été les témoins d’attaques en Iraq ou qui ont survécu à ces attaques entre juin 2014 et février 2015. Il documente un éventail de violations commises par l’EIIL contre de nombreux groupes ethniques et religieux en Iraq, dont certaines pourraient, selon le rapport, constituer un génocide.

Le rapport met aussi en exergue des violations, y compris des meurtres, tortures et enlèvements, qui auraient été commises par les forces de sécurité iraquiennes et des milices qui leur sont associées.

Le rapport documente des abus généralisés commis par l’EIIL, dont des meurtres, tortures, viols, esclavage sexuel, conversions forcées et enrôlement des enfants. Tous ces abus, indique-t-il, pourraient constituer des violations du droit international des droits de l’homme et du droit humanitaire. Certains pourraient constituer des crimes contre l’humanité et/ou des crimes de guerre. Lire la suite

Le Conseil de sécurité condamne fermement l’attaque terroriste contre le Musée du Bardo, en Tunisie

Le Conseil de sécurité des Nations Unies. Photo ONU/Paulo Filgueiras

Le Conseil de sécurité des Nations Unies. Photo ONU/Paulo Filgueiras

Les membres du Conseil de Sécurité des Nations Unies ont condamné avec la plus grande fermeté l’attaque terroriste contre le Musée National du Bardo perpétrée le 18 mars 2015 à Tunis, en Tunisie, qui a fait au moins 20 morts.

Dans une déclaration à la presse publiée mercredi soir, les membres du Conseil de Sécurité ont exprimé leurs plus sincères condoléances aux familles des victimes de cet acte odieux, ainsi qu’au gouvernement tunisien et aux autres gouvernements dont des citoyens ont perdu la vie dans cette attaque.

Le Conseil a souligné que « les auteurs, organisateurs et commanditaires de ces actes de terrorisme inqualifiables et ceux qui les ont financés doivent être traduits en justice, et exhorté tous les États à coopérer activement avec les autorités tunisiennes à cette fin, conformément aux obligations que leur imposent le droit international et les résolutions pertinentes du Conseil ». Lire la suite

Ban Ki-moon condamne une attaque sanglante contre le Musée du Bardo en Tunisie

Le Musée du Bardo, à Tunis. Photo Banque mondiale/Dana Smillie

Le Musée du Bardo, à Tunis. Photo Banque mondiale/Dana Smillie

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a condamné dans les termes les plus forts une attaque mercredi contre le Musée du Bardo, dans le centre de la capitale tunisienne Tunis, et a déploré les pertes en vies humaines.

M. Ban a présenté ses plus sincères condoléances aux familles des victimes, a précisé son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Le Secrétaire général exprime sa solidarité avec le peuple tunisien et les autorités tunisiennes », a-t-il ajouté.

La Directrice générale de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (UNESCO), Irina Bokova, a aussi condamné l’attentat et exprimé son soutien à la Tunisie et aux familles des victimes.

« Cette nouvelle attaque terroriste a fait plusieurs dizaines de victimes. Le musée du Bardo est un lieu ouvert à tous, c’est un lieu de découverte et de dialogue des cultures. Cet acte lâche est aussi la négation de ces principes et doit nous unir encore davantage dans le combat contre l’extrémisme », a déclaré la Directrice générale.

« La Tunisie, en particulier par la voix de sa jeunesse, a voulu et a su relever le défi de la démocratie. Elle représente un immense espoir pour tous les peuples du monde. Nous devons redire que la démocratie passe par la culture, par le dialogue. Contre ceux qui veulent étouffer l’esprit humain par la violence et la terreur, nous devons aussi répondre par le dialogue, la culture et le respect des droits humains. Je veux réaffirmer la totale détermination de l’UNESCO à soutenir le peuple tunisien, au nom de ces valeurs qui nous rapprochent », a-t-elle ajouté.

Selon la presse, des hommes armés ont attaqué le Musée du Bardo tuant au moins 19 personnes, dont 17 touristes. Deux assaillants ont également été tués lors de l’assaut. Une vingtaine d’autres personnes ont été blessées.

Message à l’occasion de la Journée internationale de la femme: Beijing + 20 : Dr. Babatunde Osotimehin, Directeur exécutif de l’UNFPA

UNFPA ED

Au cours des 20 dernières années, nous avons assisté à des progrès remarquables dans la promotion des droits fondamentaux et de la dignité des femmes et des filles, ainsi que de leur pleine et égale participation à la société.

La Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD),tenue au Caire, et la Quatrième Conférence mondiale sur les femmes, tenue à Beijing, ont consolidé le progrès des droits de la femme à faire ses propres choix concernant son corps et son avenir.

Pour la première fois, les dirigeants mondiaux ont proclamé que lasanté sexuelle et reproductive et les droits en matière de reproductionsont des droits fondamentaux inséparables de l’égalité des sexes comme de la dignité et de l’autonomisation des femmes. Ces droits sont essentiels à la jouissance des autres droits fondamentaux, à l’élimination de la pauvreté et à la réalisation de la justice sociale et du développment durable.

Aujourd’hui,encetteJournée internationale de la femme, nous célébrons les progrès que nous avons accomplis. Et nous nous engageons àredoubler d’efforts pour mener à terme cetagenda inachevé. Nous ne nous arrêterons pas avant de franchir la ligne d’arrivée et d’instaurer l’égalité entre filles et garçons et entre femmes et hommes.

Ensemble,nous avons parcouru un long chemin. Aujourd’hui, davantage de filles vont à l’école, davantage de femmes sont entrées dans la population active, et davantage de femmes ont accès aux services de santé sexuelle et reproductive, y compris à la planification familiale.  Lire la suite

L’ONU appelle à libérer le pouvoir des femmes pour garantir l’avenir de chacun

March for Gender Equality and Women's Right

A l’occasion de la Journée internationale de la femme qui est célébrée ce dimanche 8 mars, le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a appelé à permettre aux femmes de réaliser leur potentiel afin de garantir l’avenir de chacun.

« En cette année charnière pour la progression de la cause des droits fondamentaux des femmes, la communauté internationale œuvre dur afin de mettre en place un nouveau programme de développement durable, qui fasse fond sur les objectifs du Millénaire pour le développement et élabore des politiques et des investissements sociaux pour la génération future”, a souligné M. Ban dans un message à l’occasion de cette journée. Lire la suite

Syrie : l’ONU condamne fermement l’utilisation de produits chimiques toxiques à des fins militaires

Le Conseil de sécurité de l’ONU. Photo : ONU/Mark Garten (archives)

Le Conseil de sécurité de l’ONU. Photo : ONU/Mark Garten (archives)

Le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté vendredi une résolution condamnant fermement l’utilisation en tant qu’armes de produits chimiques toxiques, tel que le chlore, dans le cadre du conflit syrien.

Dans cette résolution, adoptée par 14 voix et une abstention, le Conseil des 15 membres « constate avec une profonde inquiétude que des produits chimiques ont été utilisés en République arabe syrienne, ainsi qu’en a conclu avec un degré de certitude élevé la Mission d’établissement des faits menée par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) ».

La résolution souligne que les individus responsables d’une quelconque utilisation de produits chimiques comme arme, y compris le chlore ou tout autre produit chimique toxique, doivent être tenus responsables, et engage toutes les parties en République arabe syrienne à apporter leur pleine coopération à la Mission d’établissement des faits menée par l’OIAC.

A cet effet, le Conseil rappelle qu’il avait précédemment appelé la Syrie à « s’abstenir d’employer, de mettre au point, de fabriquer, d’acquérir d’aucune manière, de stocker et de détenir des armes chimiques ou d’en transférer, directement ou indirectement, à d’autres États ou à des acteurs non étatiques ».

Tout en décidant de « rester activement saisi de la question », le Conseil a exprimé son soutien à la décision du Conseil exécutif de l’OIAC, le 4 février 2015, tendant à ce que la Mission d’établissement des faits menée par l’OIAC « étudie toutes les informations disponibles concernant les allégations d’utilisation d’armes chimiques en Syrie ».

Soudan du Sud : l’ONU exprime sa déception après l’échec des pourparlers de paix

Cérémonie de bienvenue pour le premier détachement du bataillon chinois d’infanterie de maintien de la paix à arriver au Soudan du Sud. Photo : ONU/JC McIlwaine

Cérémonie de bienvenue pour le premier détachement du bataillon chinois d’infanterie de maintien de la paix à arriver au Soudan du Sud. Photo : ONU/JC McIlwaine

Le Secrétaire général des Nations Unies, Ban Ki-moon, a exprimé vendredi sa profonde déception suite à l’échec des pourparlers pour ramener la paix au Soudan du Sud, sous l’égide de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (IGAD).

M. Ban a notamment regretté « l’incapacité du Président sud-soudanais Salva Kiir et de l’ancien Vice-président Riek Machar à afficher leurs qualités d’hommes d’Etat et à parvenir à un accord sur le partage du pouvoir ».

« Au cours des deux derniers jours, le Secrétaire général a été en contact avec les parties prenantes et les dirigeants régionaux et appelle à la poursuite des négociations. Il prie instamment les deux parties à s’abstenir de toute tentative d’intensifier le conflit et réaffirme qu’il ne peut y avoir de solution militaire ou d’alternative à un règlement négocié », a souligné son porte-parole dans une déclaration à la presse.

« Il apprécie les efforts et le rôle vital joué par l’IGAD et ses envoyés spéciaux pour ramener la paix au Soudan du Sud. Il soutient l’intention de l’IGAD d’élargir la médiation à d’autres partenaires », a-t-il ajouté.

Le Secrétaire général a rappelé la récente résolution du Conseil de sécurité des Nations unies et l’intention du Conseil d’imposer des sanctions ciblées sur les individus et entités qui ne respectent par l’accord de cessation des hostilités du 23 janvier 2014.